Le CLOUD Act s'applique-t-il si mes données sont hébergées en France ?
Oui. Le CLOUD Act (2018) autorise la justice américaine à demander l'accès à des données stockées en France dès lors que l'hébergeur est une entreprise américaine ou une filiale d'entreprise américaine. L'hébergement physique en Europe ne suffit donc pas, à lui seul, à s'en protéger.
Le cadre d'adéquation UE-USA protège-t-il mes données personnelles ?
Partiellement, et de façon juridiquement instable. Les deux précédents cadres, Safe Harbor et Privacy Shield, ont été annulés par la Cour de justice de l'Union européenne en 2015 et 2020. Le cadre actuel, le Data Privacy Framework de 2023, fait l'objet d'un recours pendant devant la CJUE.
Une IA installée localement sur ma machine évite-t-elle le risque du CLOUD Act ?
Oui, pour les données traitées localement. S'il n'y a aucun transfert de données vers un prestataire tiers, ni le CLOUD Act ni les décisions d'adéquation UE-USA ne s'appliquent, puisqu'il n'existe pas de transfert international de données à réglementer.
Un notaire ou un avocat peut-il utiliser ChatGPT ou un service cloud américain sans violer le secret professionnel ?
Le risque existe dès lors que des données couvertes par le secret professionnel transitent vers un service dont l'infrastructure ou l'éditeur est soumis à une juridiction étrangère, notamment américaine via le CLOUD Act. Une IA déployée localement, sans transfert vers un tiers, supprime ce point de friction.
Quelle différence entre un hébergement en Europe (RGPD) et une IA locale sur site ?
Un hébergement en Europe respecte le RGPD mais peut rester soumis au CLOUD Act si l'entreprise hébergeuse est américaine. Une IA locale, exécutée directement sur l'infrastructure du client, élimine tout transfert de données vers un tiers, qu'il soit européen ou américain.